L'Origine des Silmarils
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Les Silmarils sont trois joyaux créés par Fëanor en Valinor. Ils contiennent une lumière issue des Deux Arbres, mêlée avant leur destruction. Bénis par Varda, ils brûlent les mains impures. Leur beauté devient le centre des guerres du Premier Âge. Les joyaux ne sont pas maléfiques. La tragédie vient du vol de Morgoth, du serment de Fëanor et de la volonté de les posséder à tout prix. À la fin, un Silmaril brille dans le ciel, un repose dans la mer et le dernier dans les profondeurs de la terre.
Avant les Silmarils
Telperion et Laurelin éclairent Valinor. Leur lumière alterne et se mêle pendant certains moments. Fëanor, le plus grand artisan des Noldor, cherche à conserver cette beauté. Il crée une substance cristalline appelée silima, dont lui seul connaît le secret. Les Silmarils sont faits de cette matière et ne peuvent être détruits par les moyens ordinaires.
Fëanor enferme dans les trois joyaux la lumière mêlée des Arbres. Varda les consacre. Toute créature impure qui les touche ressent une brûlure. Les Valar et les Elfes les admirent. Fëanor développe cependant une possessivité croissante, les cache et supporte mal l'idée de les abandonner.
Melkor et Ungoliant
Melkor s'allie à Ungoliant. Ils détruisent les Deux Arbres, attaquent Formenos, tuent Finwë et volent les Silmarils. Fëanor nomme alors Melkor Morgoth. Les Valar demandent à Fëanor si les joyaux peuvent servir à restaurer les Arbres. Il affirme que les briser le tuerait peut-être et refuse. La nouvelle du vol rend ensuite la demande impossible.
Morgoth place les Silmarils dans une couronne de fer. Leur contact le brûle, mais il refuse de les retirer. Le poids de la couronne lui cause une souffrance constante. Cette image résume sa relation à la lumière : il ne peut la créer ni la supporter, mais veut la posséder et empêcher les autres d'en jouir.
Fëanor et ses sept fils jurent de poursuivre toute personne qui garderait un Silmaril. Le serment déclenche l'exil des Noldor et le massacre d'Alqualondë. Au fil du Premier Âge, il conduit les fils à attaquer d'autres Elfes. La parole censée récupérer une œuvre volée devient une machine à produire de nouvelles injustices.
Beren et Lúthien
Thingol exige un Silmaril comme prix pour la main de Lúthien. Beren et Lúthien pénètrent dans Angband. Le chant de Lúthien endort Morgoth, et Beren découpe un joyau de la couronne. Lors de leur fuite, Carcharoth mord la main de Beren et avale le Silmaril. Le joyau le brûle de l'intérieur et le rend fou. Après la chasse au loup, le Silmaril est récupéré.
Thingol fait sertir le Silmaril dans le collier nain Nauglamír. Le conflit autour du paiement et du trésor conduit à sa mort et au sac de Doriath selon le récit publié. Le joyau passe à Dior, fils de Beren et Lúthien. Les fils de Fëanor attaquent Doriath pour le reprendre, provoquant un nouveau massacre.
Elwing échappe au désastre avec le Silmaril et vit aux bouches du Sirion. Les fils de Fëanor attaquent encore. Elwing se jette dans la mer, mais Ulmo la transforme et elle rejoint Eärendil. Le Silmaril permet à leur navire de trouver la route d'Aman. Eärendil demande l'aide des Valar. Le joyau est ensuite placé sur son front et brille dans le ciel comme une étoile.
Les deux derniers joyaux
Après la défaite de Morgoth, les deux Silmarils de sa couronne sont gardés par l'Armée de l'Ouest. Maedhros et Maglor, derniers fils survivants de Fëanor, les volent en raison du serment. Les joyaux les brûlent, car leurs actes les ont rendus indignes. Maedhros se jette dans un gouffre de feu. Maglor jette le sien à la mer et erre selon la tradition.
Les trois Silmarils finissent répartis dans les éléments : le ciel avec Eärendil, la mer avec Maglor et la terre avec Maedhros. Aucun peuple ne les possède ensemble. Une tradition de la fin du monde affirme qu'ils seront retrouvés et que Fëanor libérera leur lumière pour restaurer les Deux Arbres. Ce récit appartient à des textes prophétiques non intégrés comme une conclusion définitive au Silmarillion.
Que symbolisent les Silmarils ?
Ils sont une œuvre secondaire qui conserve une lumière que Fëanor n'a pas créée. Leur beauté est réelle et sacrée. Le problème apparaît lorsque cette œuvre devient un droit absolu de possession. Beren et Eärendil utilisent un Silmaril pour accomplir une quête qui sauve d'autres peuples. Morgoth et les fils de Fëanor l'enferment dans une logique de propriété. Le même objet révèle donc l'intention de celui qui le porte.
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Sources et lectures de référence
Textes de J.R.R. Tolkien et ouvrages de référence
- J.R.R. Tolkien, Le Silmarillion, ensemble de la « Quenta Silmarillion ».
- J.R.R. Tolkien, Beren et Lúthien.
- J.R.R. Tolkien, The Lost Road and Other Writings, textes sur la fin d'Arda.
- Verlyn Flieger, Splintered Light.