La création des Anneaux de Pouvoir
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Les Anneaux de Pouvoir sont créés au Deuxième Âge par les forgerons elfes d'Eregion. Sauron, sous le nom d'Annatar, leur transmet un savoir destiné en secret à établir sa domination. Les Elfes veulent préserver la beauté de la Terre du Milieu. Sauron exploite ce désir et forge l'Unique pour gouverner tous les autres.
La formule « Trois, Sept, Neuf et Un » résume leur destin, mais leur création est plus complexe. Les Sept et les Neuf ne sont pas forcément conçus dès l'origine pour des Nains et des Hommes. Sauron les distribue après les avoir pris.
Les forgerons d'Eregion
L'Eregion est un royaume noldorin proche de Khazad-dûm. Celebrimbor dirige les Gwaith-i-Mírdain, confrérie d'artisans héritière du génie de Fëanor sans partager nécessairement toutes ses fautes. Les Elfes cherchent à créer des œuvres capables de ralentir le déclin. Ils aiment la Terre du Milieu, mais désirent la beauté et la permanence d'Aman.
Sauron prend une belle apparence et prétend être un envoyé des Valar. Gil-galad et Elrond se méfient, mais les forgerons d'Eregion accueillent son enseignement. Le mensonge fonctionne parce qu'il contient un savoir réel. Annatar ne leur offre pas seulement une promesse vide. Il leur apprend des techniques puissantes, tout en cachant la finalité du système.
Avant les Grands Anneaux, les artisans fabriquent des essais moins puissants. Gandalf mentionne que de nombreux anneaux magiques existent et qu'ils sont dangereux pour les mortels. Le corpus ne donne pas une liste complète. Tous les anneaux magiques ne font donc pas nécessairement partie des vingt Grands Anneaux.
Les Sept et les Neuf
Seize Grands Anneaux sont forgés avec l'aide de Sauron. Après la guerre, il en distribue neuf aux Hommes et sept aux Nains. Les Hommes deviennent les Nazgûl, tandis que les Nains résistent à l'asservissement direct. Chez les Nains, les anneaux intensifient le désir de richesse et participent à la formation de grands trésors. Des dragons en détruisent plusieurs, et Sauron en récupère d'autres.
Celebrimbor forge Narya, Nenya et Vilya sans que Sauron les touche. Les Trois servent à préserver, guérir et soutenir. Nenya revient à Galadriel, Vilya à Elrond après Gil-galad, et Narya à Gandalf après Círdan. Ils ne rendent pas leurs porteurs invisibles et ne sont pas destinés à la guerre. Mais leur technique dérive du savoir d'Annatar. L'Unique peut donc les gouverner si Sauron le récupère.
Sauron forge l'Anneau Unique dans l'Orodruin vers 1600 du Deuxième Âge. Il y investit une grande part de sa puissance. Lorsqu'il le met, les Elfes comprennent son plan et retirent leurs anneaux. L'inscription de l'Unique est en noir parler et apparaît lorsqu'il est chauffé. Elle exprime la concentration de toutes les volontés sous un seul maître.
La guerre et Celebrimbor
Sauron exige les Anneaux. Celebrimbor refuse. L'Eregion est envahi et détruit. Capturé, le forgeron révèle sous la torture l'emplacement des Sept et des Neuf, mais protège les Trois. Sauron le tue et utilise son corps comme bannière. La création artistique se termine ainsi par une guerre provoquée par le contrôle que l'Ennemi voulait exercer sur elle.
Les Hommes obtiennent pouvoir et longévité. Leur existence s'étire jusqu'à devenir insupportable. Ils passent dans le monde invisible et leur volonté se soumet à Sauron. Leur destin représente l'accomplissement le plus direct du plan. Les dons correspondent à leur peur de la mort et à leur désir de puissance.
Les Sept et les Nains
Les Nains ne peuvent être réduits en spectres ni contrôlés comme les Hommes. Leur nature résistante déjoue une partie du projet. Les anneaux accroissent toutefois leur avidité et attirent les dragons vers leurs trésors. Le dernier anneau de la maison de Durin est pris à Thráin dans les cachots de Dol Guldur. Sauron propose plus tard de le rendre en échange d'informations sur Bilbo.
Après la perte de l'Unique par Sauron, les gardiens utilisent les Trois. Fondcombe et Lórien conservent une qualité hors du temps. Gandalf utilise Narya pour ranimer le courage. Ce pouvoir reste discret. Les Anneaux ne transforment pas leurs domaines en empires et ne dispensent pas leurs gardiens de prendre des décisions.
Lorsque l'Unique est détruit, les Trois perdent leur puissance. Les porteurs prennent la mer et l'âge des Elfes s'achève. La victoire a donc un coût : les refuges ne peuvent plus retenir le passé. Les Anneaux racontent une tension centrale chez Tolkien. Préserver ce qui est aimé peut être noble, mais vouloir abolir tout changement crée une ouverture à la domination.
Anneaux et libre arbitre
Les objets n'affectent pas tous les porteurs de la même manière. Leur action rencontre des désirs existants. Les Hommes veulent la durée, les Nains les trésors, les Elfes la préservation. Sauron comprend les désirs, mais ne comprend pas le renoncement. C'est pourquoi son système échoue finalement devant ceux qui choisissent de détruire l'Unique au lieu de le prendre.
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Sources et lectures de référence
Textes de J.R.R. Tolkien et ouvrages de référence
- J.R.R. Tolkien, Le Silmarillion, « Des Anneaux de Pouvoir et du Troisième Âge ».
- J.R.R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, « L'Ombre du passé » et « Le Conseil d'Elrond ».
- J.R.R. Tolkien, Contes et légendes inachevés, « L'histoire de Galadriel et Celeborn ».
- J.R.R. Tolkien, lettre 131.